Les dames de Quintefeuille

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Mon dernier né :

Quintefeuille, c'est le nom d'un vieux mas délabré quelque part aux portes de la Petite Camargue, entre Nîmes et Saint Gilles. C'est le domaine d'Eva, peintre, célibataire, la soixantaine. Laurence, une Québécoise à la retraite, enfrancisée par amour de la musique et des chorégies d'Orange, habite dans une petite maison attenante. Trois autres dames amies de l'une ou l'autre viennent les rejoindre le veille du jour où la police découvre le cadavre de Clara Dubreuil, sclupteur [trice ?] internationalement connue, qui habitait dans les Alpilles voisines un mas ayant appartenu à la tante d'Eva.

Sur fond de mistral et de clair de lune, aidées par une imagination parfois inquiétante, par leur don de la comédie et du maquillage, et par les trois bergers allemands de Laurence, nos cinq vieilles dames qui n'ont peur de rien ni de personne reconstituent le puzzle tambour battant, et entremêlent l'histoire de petits déjeuners au frais, de bonnes recettes et d'amitié indestructible. L'énigme sera résolue sans trop de violence supplémentaire mais en toute justice, laissant nos cinq amies prètes à repartir vers de nouvelles aventures.

Un petit livre ( 176 pages) édité par Ecriweb Publishing, N.Y. ( USA)
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J'insiste : ce n'est en rien un chef d'oeuvre, il fut écrit très vite, d'un seul jet et ne vole pas haut, mais j'ai bien ri en l'écrivant, je me suis bien amusée avec les deux amies qui m'ont aidée et soutenue pendant les 23 jours de gestation, d'écriture et de correction ... ainsi que pendant les deux ans qui ont suivi avant que je me décide à le faire publier.

Je le considère comme un break nécessaire, lorsque je me suis retrouvée au carrefour de ma vie d'écriveuse en 2007.

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ah et que c'est-il passé à ce carrefour de vie d'écriveuse? hmmm?? (flo curieuse pointe son nez après quelques vacances)

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Revenir en arrière, au moins pour comprendre ce qui s'est effectivement passé.
Disons, pour faire bref, que je me suis détachée. Emotivement, ecriturement, j'ai sauté hors bulle, me suis retrouvée seule, une chose que je croyais détester. Que je détestais, allez, soyons honnête.

Et là, j'ai eu mes deux amies, deux dames de coeur, non-écrivaine dans le sens classique, avec lesquelles je correspondais tous les jours, plusieurs fois par jour. Nous avions une correspondance à trois, nouss enchevétrions nos missives, chacune avait sa couleur, et en fin de journée nos messages faisaient trois pages, tricolores, le fun !

Elles m'ont sentie perdue. L'une me consolait en douceur, l'autre me tarabustait allègrement, c'étaient leurs deux façons de m'aimer et il n'y avait que cela qui puisse me sauver : sentir leur amitié profonde, vraie.

C'est ainsi que Quintefeuille est né, une façon de me remettre sur les rails : je m'y serais remise toute seule, sans doute, mais en combien de temps ? et comment ? car j'étais si amère, que mes écrits s'en seraient ressentis et l'émotion aurait pris le pas sur la joie d'écrire.
Je vois Quintefeuille à la fois comme un jeu, un exercice d'écriture ( "à la façon de.. " - là, j'essayais le roman mystere policier pour le première (et sans doute dernière, lol!) fois de ma vie) et un médicament.


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Qui s'est-il passé ensuite ? et bien, le retour, les retrouvailles. Je me suis lancée, j'ai compris que l'écriture ne se partage pas, j'avais été flouée.

Ile Eninger est bien plus en avance que moi dans ce concept, et elle est dans le vrai. L'écriture se vit en solo. Oui.

Mais... mais la présence d'auteurs que nous apprécions, autour de nous ( physiquement ou non, j'entends "autour de nous" dans le sens figuratif de "écrivant avec nous, ensemble") est stimulante pour certains auteurs. Je fais partie de ces auteurs qui se donnent beaucoup par l'écriture, je n'ai aucune pudeur pour ce qui est l'essentiel à mes yeux, les sentiments, les émotions. Rien ne me retient. J'aime le partage, je donne facilement, car n'ayant pas le sentiment de posséder quoique ce soit, donner m'est facile.

Lorsque j'ai atteint le turning point dont nous parlons, j'ai entrepris de changer ma façon d'agir vis-à-vis de l'écriture. J'ai travaillé à me concentrer sur ce que j'avais à dire, moi, et non plus sur ce que les autres espéraient lire, me poussaient à écrire. Ca m'a pris un certain temps, on retombe facilement dans les vieilles habitudes, dans les vieux clichés. J'ai des trucs qui marchent pour me bagarrer : entre autres, une grande banderole en face de moi, sur le mur opposé, qui me crie constamment, You're writing for you, damn it ![u][/u]Tu peux pas savoir le bien que ça fait ! :c0:

Dernière modification le 22-08-2009 à 13:14:42

Dernière modification le 22-08-2009 à 13:15:30

Dernière modification le 23-08-2009 à 12:16:04
CC

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Je comprends bien cet aller-retour : nous écricvons pour nous seuls, nous écrivons en partage. Pour ma part, je n'ai pas encore résolu ce va et vient. Ceci dit, l'écriture en solo comme unique voie, je n'y crois guère en fait. Je n'écris pas pour moi, seule, jamais, même si l'impulsion vient de moi et moi seule. Mais je n'écris plus en fonction de ce qu'on a envie de lire, j'écris ce que j'ai envie d'écrire et seulement cela.

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Tout est là, mais ça prends du temps.
CC

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