jeu d'écriture : Dictionnaire des êtres imaginaires

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Voici un nouveau jeu qui permettra à tous de participer, même ceux qui n'ont pas pris le train de "Tournez manège".

Jeu tout simple, écrire des notices d'Etres imaginaires. Le ton doit avoir ce côté docte des dictionnaires. Les noms des Etres décrits peuvent être produits à partir de mot-valise ou d'autres néologismes.


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L?organihomme

Etre végétal, l?organihomme est de sexe indistinct. Sa reproduction est d?ailleurs sujette à caution, l?organihomme ne se laissant pas facilement observer et encore moins approcher.
Né des marais, l?organihomme migre dès la fin de son enfance en des terres plus sèches et en plus haute altitude. Pour opérer son déplacement, l?Etre né dans un massif de bambous, doit s?arracher patiemment à la vase par étapes successives. Ceci est particulièrement douloureux et l?organihomme, ne possédant pas encore la parole, fait l?apprentissage intime des cris et des sons. Pourvu de pattes en forme de racine, il se déplace alors, durant une décennie, pour rejoindre un lieu élevé et venteux. C?est là qu?il s?installe dans une faille rocheuse et voue la dernière partie de sa vie à recracher tous ses cris intimes de sa seconde naissance et les moduler en une musique terriblement émouvante.

L?éthnovégétologue Karl Tringle recueilli ainsi plus de mille laudes et Ruptus temporis (ainsi se nomment les chants des organihommes) dans un manuscrit doublé de partitions qu?on trouve au musée des sciences surnaturelles de la ville d?Ambleteuse. Selon lui les ornanihommes nous montrent le chemin d?une verticalisation de la voix qui induit l'empathie et aurait amené de nombreux ermites à la sainteté et à la connaissance de la langue des oiseaux.


Dernière modification le 15-05-2009 à 11:50:38

Dernière modification le 15-05-2009 à 11:51:53

Derni?re modification le 15-05-2009 ? 11:53:17

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Le crocophantus

Né à notre époque, le crocophantus se nourrit exclusivement de pattes d?éléphant. Il a vécu longtemps en milieu dit « civilisé », et a renoncé à l?alimentation traditionnelle, pour cause de virus propagés par celle-ci. Qu?il s?agisse de vaches, de poulets ou de porcs, tout devenait sujet à maladies.
Une partie minime de patte d?éléphant suffit à le rassasier et cet animal ne ressent pas de douleur, sa peau dure (à cuire) le laisse insensible.

Le crocophantus repère ses proies à l?aide de minuscules loupes très performantes, et se glisse doucement de nuit auprès de lui. Son repas terminé, il repart guilleret et chantonnant vers son aire de campement, où à la lumière d?un feu de bois ( de petits copeaux de baobab) il écoute distraitement Henri Salvador chanter « Dans la jungle, terrible jungle? » et relit pour la centième fois les aventures de Tintin au Congo.

S?il arrive qu?il s?ennuie, il repart pour quelques semaines dans son pays natal, incognito, et entame une série d?entretiens très approfondis avec son psychiatre, dont le cabinet médical est orné de défenses d?éléphant (on ne sait jamais, si son patient avait des hallucinations et le prenait pour ce pachyderme !).


Derni?re modification le 15-05-2009 ? 18:25:15

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très drôle

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L'Ornithobryngue

L'ornithobryngue est un étre de grande beauté, qui ignore toute forme d'obésité, et qui vit sur le sixième continent rècemment découvert, L''Armoustanie.

Les ornithobryngues passent la majeure partie de leur vie a manger, boire, danser, s'amuser et dormir. Ils ignorent tout ce qui fait la tristesse de nos civilisations, l'argent, le travail, les maladies, la vieillesse, les interdits, les misères grandes et petites . Dotés d'un caractère heureux et amical, ils passent leur existence dans une fête perpétuelle qui se termine parfois à l'aube, dans une euphorie typiquement ornithobryngueuse . Les seuls qui soient sobres sont les ornithobryngues-vignerons, qui ont établi leurs vignobles en terrasse sur les versants de la chaîne des Pyralpes.

L'ornithobryngue est le plus souvent de genre féminin. Toutefois, il arrive que des ornithobryngues males s'aventurent dans le clan formé par les majoritaires femelles.
L'ornithobryngue pond des oeufs les soirs de grande bringue, obéissant en cela aux traditions de l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères qui pondent des oeufs au lieu de donner naissance à des êtres vivants. Les oeufs d'ornithobryngue sont soigneusement couvés par les plus vieilles femelles, celles qui ne font de bringues que passagèrement et toujours en tout bien tout honneur.

Il faut se méfier de l'ornithobryngue jeune, qui ne s'en laisse ni conter, ni compter, et sait se défendre grâce à se aiguillons venimeux. Toutes les recherches menées jusqu'à ce jour n'ont pas encore déterminé à quoi sert la queue de castor, appendice qui distingue les males des femelles ; pas plus que les pattes velues qui sont spécifiquement féminines.

On raconte que par les soirs venteux et sombres, certains ornithobryngues se réunissent dans les clairières comme faisaient jadis les dames de Salem. Les nouveaux explorateurs, à qui nous devons la découverte de l'Armoustanie, ont capturé tout un groupe d'Ornithobryngues en bringue et ils les ont passés par le feu snas autre forme de procès, afin de parer au plus pressé : la sorcellerie ayant, en ces continents perdus, la facheuse réputation d'être excessivement contagieuse. ( cf : nos notes sur la grippe porcine)

Pour la même raison, nous ne saurions trop recommander à nos fidèles lecteurs de se tenir loin des bachannales d'ornithobryngue. Le 10 mai 2009, la Société des Droits Humains a décrété que les Ornithobryngues étaient dorénavant une espèce en voie de disparition, et Cilvocanus, leur capitale, est devenue zone protégée.

CC

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Bravo pour l'Organihomme, pour le Crocophantus ... C'est un régal, je meurs de rire, on voit que c'est le printemps, mesdames ! On peut en inventer autant qu'on veut ?
CC

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Une espèce en voie de disparition? Quel dommage! Ils me plaisent bien ces ornithobryngues! Que penser d'un ornithobryngue qui ferait la fête avec l'ethnovegétologue Karl Tringle?
Florence a encore eu une joyeuse idée de nous distraire de nos occupations quotidiennes! Qui va faire "mon" repassage et zut! j'ai oublié de rentrer la voiture au garage...

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Voilà, on écrit encore ensemble à 2' près!

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vou-iiiiii .. boudu ( comme on dit dans l'Aude ! ) on est en synchro !!
Le repassage .. re-boudu .. le mien que j'ai à faire depuis le départ de belle-maman. Allez zou, je m'y mets demain matin sans faute.
Oui, un grand bravo à Florence pour cette idée - j'attends l'être imaginaire de Bandit avec impatience
CC
isa

ah ah ))) morte de rire

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ah, bien contente si cela te plaît ! et c'est amusant à écrire, aussi ; j'en ai un autre en chantier, j'attends de savoir si on peut en écrire plusieurs. Allez.. tu vas y penser la nuit prochaine, il y a une magie sur ce site !!
Puis si Bandit veut bien s'y mettre, ça va pas être triste, je te dis - et Ile ?? et les autres ??
CC

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ISa, ce jeu t'es ouvert aussi! ca me ferait plaisir si tu nous offrais un de tes êtres imaginaires.

Il faudrait inviter Serge sur ce site aussi...
Chroniques du Mahatma ordinaire

Je n'ai pas pu m'empêcher de parodier outrageusement un grand penseur de la fin du XXeme siècle. Ami lecteur, sauras-tu retrouver lequel ?

(Générique de Paolo Conte)

Le moutombal.

Sorte de croisement entre Léo Ferré et un personnage de Tim Burton, le moutombal a hérité de la gaieté communicative des chansons du premier et de la silhouette catacombesque du second.
Le moutombal, en raison de son pelage uniformément noir et de son cri déchirant est devenu l'animal emblématique des pires moments de la vie, à tel point qu'on dit couramment "j'ai le moutombal" pour exprimer sa détresse face à ces situations désespérées de la vie où l'aigle malingre du ridicule sarabande avec le porc hypertrophié de l'injustice, situations telles que devoir choisir la couleur de son yacht sans froisser sa femme ni sa maîtresse, devoir rater l'avion d'Acapulco de 17h30 pour annoncer un plan social de 2000 licenciements secs, ou constater tristement la raréfaction des esturgeons beluga et d'une domesticité digne de ce nom, en raison des sournois coups de boutoir à l'ordre des choses portés par l'hydre socialo-communiste.
"J'ai le moutombal" chevrotent d'une seule voix l'adolescente lobotomisée pour qui la guerre de 14 est une référence aux combats sans merci que se livrèrent les candidats de la quatorzième Star Academy, et le marchand d'arme déçu, quand le taux d'amputations au kilomètre carré n'est pas à la hauteur de ses légitimes espérances.
Le nom de son cri, le mâlement, ne vient pas d'un hommage à la moitié couillue de l'espèce mais du son lugubre que le moutombal émet comme à regret : "mââââl" comme dans "j'ai maaaal", ce qui prouve qu'à l'instar de l'écolière afghane et du contribuable helvétique de coeur, le moutombal est un être sensible à la douleur tant physique que morale, qu'on ose à peine traire, qu'on ose à peine tondre, tant ses grands yeux sombres et humides braqués sur nous, nous rappellent alors que nous, humains, sommes les fiers inventeurs d'Auchwitz, de la bombe atomique et du concours de l'Eurovision.
Lorsque le bêlement funèbre du moutombal retentit dans nos campagnes, on entend de vallée à vallée le crissement caverneux des signes de croix effleurant les robes en lauze ou en ardoise des rustiques matrones, si attachées à leur terroir qu'elles s'habillent des mêmes matériaux que leurs maisons.
Ainsi, dans les rudes causses cévenols où,l'hiver, les gens doivent parfois gratter leurs propres peaux mortes afin d'en tirer à la fois une maigre nourriture et un piètre combustible tout juste bon à étirer leurs ombres sur les murs suintants, la sagesse populaire de ces âmes perdues qui maugréent en patois prétend que si on aperçoit un moutombal le soir de noël, alors le printemps ne reviendra plus jamais, les vivants envieront les morts et les animateurs de télévision emploieront des mots de plus de trois syllabes.

(Générique de fin, Paolo Conte)
Mahatma Bandit

Et voilà le vrai, le seul, l'unique :
http://www.youtube.com/watch?v=9eUwukZ-OxM&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=PnI2YQjDFjI&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=WqNpddDQ-hk&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=LkH1mT06NEE&feature=related

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Faut lire d'abord, et puis aller à la hum.. source ? OK, j'y cours - j'ai pas encore le moutonbal mais ça va viendre !
CC
Mahatma Bandit

C'est juste une mauvaise mais amoureuse parodie des "chroniques de la haine ordinaire" de Pierre Desproges sur France Inter, qui enchanta mes tendres années (également auteur de dictionnaires impayables).
Juste avant, il y avait le bulletin, je crois de l'état des routes, qui m'a fait découvrir l'étrange groupe des Cocteau Twins (auteurs du générique) et ensuite arrivaient "les chroniques" qui m'ont fait, elles, découvrir le tendrement désabusé Paolo Conte qui les ouvrait et les fermait. Le son m'a mené au sens et, chaque soir, juste avant 19 h si ma mémoire est bonne, qu'il pleuve ou qu'il vente, je me précipitais sur la radio et grâce à maître Pierre, l'approximatif puceau de l'esprit que j'étais alors (c'est à dire comme maintenant mais en plus jeune et plus joli) se sentait intelligent pendant trois minutes. C'était déjà ça de pris.
Les liens, eux, montrent "la minute nécessaire de monsieur Cyclopède" commise chaque soir par le même Desproges sur la troisième chaine française vers le début de la première présidence Mitterand.
Mahatma Bandit

Paolo Conte :
Novecento : http://www.youtube.com/watch?v=k4hS-R2VJKw&feature=related


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Desproges était quelqu'un de très différent des autres humoristes, plein de sens absurde (tiens, voilà une contradiction, l'absurde a-t-il un sens? Si oui, est-il encore absurde?) . C'est un de mes préférés, avec Devos.

Les autres imitent (souvent avec talent) des personnalités diverses, mais n'inventent pas comme ces derniers.

Et Paolo Conte, quel charme, cette voix!

Derni?re modification le 18-05-2009 ? 16:40:25

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A vivre ainsi loin de l'Europe, j'ai le sentiment d'avoir perdu beaucoup de cet esprit. Me fais souvent l'effet d'une lourdingue en lisant certains textes... Est-ce que vous retrouvez cet humous dans les auteurs actuels /
CC

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Chez certains, oui. Mais tout dépend des goûts, et puis c'est parfois inégal,chez le même auteur. J'aime bien Geluck, il est parfois excessif, mais il a une répartie et un esprit vifs et très belge...autant dire un peu surréaliste et absurde.
Je préfère les humoristes aux imitateurs même très doués. Ils sont inventifs, au moins! (Enfin, il y en a qui ont un humour pesant).
Maintenant, si tu parles d'auteurs- écrivains et pas de gens de scène, oui, bien sûr, il y en a. Mais tu n'es pas lourdingue, la preuve, tes textes, et ton ornythobryngue!

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L'Approxipuceau, ce serait un autre animal mais je demande à Bandit de l'écrire, il en sait manifestement bien plus long que moi sur le sujet bien qu'il y ait aussi des Approxipucelles. ( en esprit, au propre, au figuré, en tout ce que vous voulez, Monsieur, la voie est libre )

Lise - qui ouvre les vannes de la bienséance en fin de journée, en ce samedi 16 mai - b'soir, y'a sommeil.
CC

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Le dérâlisateur

Etre exceptionnel par la mission qu?il s?est confiée, le dérâlisateur travaille seul ou en groupes selon l?ampleur du problème. Il est de couleur terne, ainsi peut-il passer inaperçu lors de ses déplacements. Mais il a un petit sac à dos dans lequel se trouvent une salopette de couleur vive, et divers accessoires ludiques, lorsqu?il s?avère nécessaire de dérider les cibles.

Affublé d?un nez protubérant qui lui permet de renifler à longue distance le moindre sujet de mécontentement, il va par des moyens non encore connus intervenir chez les râleurs. Organisés en confrérie, et disséminés aux quatre coins de la planète, les dérâlisateurs se retrouvent une fois par semestre pour un conciliabule et l?établissement de plans d?action nouveaux.

On ne sait le décrire de façon précise si ce n?est qu?il a de grandes ailes semi-repliables et que ses membres inférieurs sont chaussés de nuit comme de jour de patins à roulettes (rétractables) dont le haut est une guêtre ne laissant apparaître ni poil ni plume. Il est également muni de longs bras cylindriques se terminant par des doigts en accordéon, dont il joue volontiers.

Il semble ne pas pouvoir nager.

Il est apparu subitement, naissance spontanée ou création d?un Etre supérieur ? Sa reproduction semble se faire par parthénogenèse. D?ailleurs, il se nourrit exclusivement de petits pois.

Là où il y a un râleur, il apparaît. Très séducteur et pédagogue, il tente d?apaiser les esprits, voulant à tout prix éviter les malentendus, la zizanie. Sorte de médiateur avant les temps, il argumente, appelle à la réflexion?
En cas de résistance, il utilise des instruments extracteurs de râles, indolores, à l?embout caoutchouté, introduits sous anesthésie vocale ( chants de Noël, chants grégoriens) dans la gorge du rebelle.
Son comportement, à ce jour, devra faire l?objet d?une nouvelle définition, après enquête approfondie. Voir notre future édition.



Dernière modification le 17-05-2009 à 09:57:00

Dernière modification le 17-05-2009 à 20:07:10

Derni?re modification le 17-05-2009 ? 20:07:47

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Personne n'a dit qu'on ne pouvait en mettre plusieurs.Donc voilà...Bon dimanche à tous!

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ah que je l'aime, ce dernier venu !! Tu es sûre qu'il n'est pas en voie de disparition, lui aussi ?? parce que , d'habitude les bonnes choses sont aussi les premières à disparaître.

( J'aime particulièrement les patins à roulette rétractables et le régime exclusif petits pois ....... Morte de rire !)


Derni?re modification le 17-05-2009 ? 13:49:14
CC

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Je me demande si je n'échangerais pas mon ange-gardien contre un dérâlisateur. Parfois, cela ferait du bien à mon entourage. Mais non, j'ai trop besoin de mon ange-gardien, depuis le temps qu'il me connaît! Tu crois que c'est aussi une espèce en voie de disparition?

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Oh non, là, je peux te certifier que le mien , en me donnant quotidiennement mon dûe de grand coups d'ailes pour me ramener "ailu milatari " à une raison plus raisonnable que celle que j'aimerais suivre, me prouvre tous les jours qu'il estbien vivant et pour longtemps encore. Je me demande même quelle grosse faute il a pu faire dans sa vie terrestre pour m'avoir à charge - plains-le !

Par exemple, je suis d'une paresse crasse, depuis hier : secouez-moi quelqu'un , please ?
CC
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