Soleil sans disciples - 3. Longues lianes de tes chairs

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Gangleri demanda alors : « D’ou vient le vent ? Il est si fort qu’il met en mouvement de vastes mers et qu’il attise le feu. Mais tout fort qu’il est, on ne peut le voir. C’est là une étrange création ».
- Gylfaginning, Snorri Sturluson, XIIIème siècle


Tròdlabùndinn, par Eivør Pálsdóttir :    





Soleil sans disciples
3. Longues lianes de tes chairs.


Sèchent au vent
les mèches de tes cheveux nouées à l’arbre
son tronc
beau comme la cuisse de la bête
qui court avec toi

les chairs amies qui montent et descendent
ensemble

l’une après l’autre
les herbes glissent sous le ventre
de la biche
-on pourrait les compter-
sèche au souffle de la mère
à peine né
l’enfant

tombée depuis peu
la dernière feuille
maintenant c’est l’hiver
 l’arbre a tes cheveux

et
petite
tu as joué avec la bête
ensemble vous avez ri
sans savoir les mots
ni les noms des dieux
les herbes
glissaient l’une après l’autre
sous vos corps qui couraient

et personne n’était jamais blessé
par l'autre

sèche ton sang
au souffle du soleil
chacun se souvient de l’autre
et Fenrir lui même vient se coucher
contre vos flancs qui se touchent
il respire doucement avec vous
en regardant la lumière entre les branches

en cercle sur la colline
nous célébrons le sang d’amour
non pas la source creusée par le fer
non pas celui pris mais celui donné

et
noués à la branche
longues lianes de tes chairs
tes cheveux montent et descendent

par instants
le soleil les éclaire


Dernière modification le mercredi 04 Août 2021 à 00:44:21
Remercie pour la lumière du jour
pour ta vie et ta force
-Tecumseh, chef Shawnee


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Avatar : Déesse Epona, bois de chêne, alliage cuivreux, tôle d'argent et pâte de verre, Ier-IIème siècle, Saint Valérien, Bourgogne (actuelle Yonne)
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